Trafic d'enfants à Montréal
Un cri du coeur  pour cette famille !
29 août 1974
 
 
La famille Cyr voudrait savoir ce qui s'est passé.
Assises, Stéphanie (au centre) et sa sœur aînée. Derrière, leurs parents.
 (Photos - Judith Cailhier)

 

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RÉSUMÉ DE L’HISTOIRE DE LA FAMILLE


Résumé des événements

Août 1974 (Raconté par M. Robert Cyr)
En ce soir du 29 août 1974, ma femme entre à l’hôpital Général de Montréal pour donner la vie à ses deux (2) jumeaux, mais nous ne sommes sortis qu’avec une seule petite fille.

Pendant l’accouchement de ma femme, une des deux infirmières m’a ordonné de sortir de la salle après que je lui aie demandé où était l’autre bébé, car le premier venait de sortir (23 h 18). Elle m’a répondu que c’était une môle (tumeur collée au placenta, c’est une boule de chaire, qui n’a pas de vie, pas de coeur. Comment peut-elle savoir que c’est une môle si c’est encore à l’intérieur du ventre? Et selon nos recherches, une infirmière n’est pas autorisée à dévoiler ce genre de renseignement, c’est un médecin qui doit le faire). Avec le ton qu’elle a employé, je suis sorti immédiatement sans poser de question, et j’ai fondu en larmes. Ma femme, à son tour, demande : où est l’autre bébé? D’un ton bête et glacial, l’infirmière répond : « il n’y a pas d’autre bébé ».

Ma femme était démolie, ne comprenait pas ce qui se passait car rien ne laissait présager que la vie d’un des foetus était en danger. Un ultrason lui avait été fait peu de temps avant l’accouchement, et l’infirmière lui avait confirmé la présence de 2 bébés en santé. Et dans la salle d’accouchement, 2 petits lits étaient là, prêts à recevoir les poupons.

De plus, le Dr. Peter G. Gilette avait confirmé, trois (3) mois avant l’accouchement, qu’elle portait des jumeaux.

Fait étrange : malgré l’accouchement naturel sous épidural, un drap avait été placé de façon à ce que nous ne puissions pas voir les bébés sortir (en général, cette méthode est utilisée lors d’un accouchement par césarienne) et aucun miroir n’était placé non plus.

Lors de la naissance de notre fille aînée, je n’ai pu assister à l’accouchement car ma femme était sous anesthésie générale. Je ne pouvais donc pas savoir, lors du 2e accouchement, que cette pratique était mystérieuse. J’étais tellement fébrile à l’idée d’assister à la naissance des jumeaux, de couper les cordons ombilicaux, mais j’ai été privé de ce bonheur, et ma femme aussi.

Habituellement lorsque le bébé naît, il est immédiatement placé sur le ventre de la mère et le sexe est révélé. Le bébé était déjà enroulé dans une petite couverture, ils ne nous ont pas dit le sexe et l’ont repris après seulement quelques secondes. Et nous nous rappelons qu’il y avait beaucoup de nervosité dans l’air, et ça « brassait » mais nous ne nous posions pas de questions, nous nous croyions dans un endroit sécuritaire…

Dans les jours suivants (elle a été hospitalisée 5 jours), jamais un médecin, une infirmière ou un professionnel n’est venu prendre de nos nouvelles. Nous n’avons eu aucun support pour faire face à la perte d’un de nos bébés. Nous trouvions cela anormal mais encore là, nous faisons confiance au personnel, jamais nous aurions pu imaginer ce que nous avons découvert 35 ans plus tard…

2004 : Début des recherches par Stéphanie

À l’âge de 30 ans, je sentais le besoin de savoir ce qu’il en était advenu de la môle. Je voulais également savoir l’heure exacte de ma naissance car nous n’avions pas cette information sous la main. J’ai fait une demande écrite aux archives de l’Hôpital Général de Montréal afin d’avoir mon dossier. J’ai reçu 4 pages sur lesquelles on ne faisait jamais mention de la môle.

Ne trouvant pas réponses à mes questions, j’ai fait plusieurs autres demandes de dossier, de 2004 à 2008. Parfois, je recevais un dossier de 4 pages, d’autres fois c’était 11 pages… jamais les mêmes documents.

Automne 2008

Après étude du dossier, je me suis rendue compte que j’avais toujours reçu le dossier de ma mère (Lucille). J’ai enfin reçu mon propre dossier après 7 demandes car ils ne me faisaient jamais parvenir tous les documents demandés.

Entre-temps, ma soeur Martine et moi avions fait une recherche sur ce qu’était réellement une môle, et une môle, ça n’a pas de coeur. Sur le dossier, on voit qu’il y a vraiment 2 coeurs distincts, donc pourquoi disaient-ils que c’était une môle? Pour cacher l’affreuse vérité…

Lorsque j’ai enfin reçu mon dossier, on mentionne qu’un transport en ambulance a été demandé ainsi qu’une patrouille policière. Le nom d’Alice Chan-Yip, pédiatre, figure sur le formulaire de transport par ambulance. De plus, la case « décès » est cochée. Sur un autre formulaire, le nom indiqué est le nom de bébé Doyle. Puis il a été rayé et quelqu’un a écrit Cyr au dessus.

Voici les principales incohérences retrouvées :

Dossier de Stéphanie Cyr

Heure de la naissance : 23 h 18
Scores d’APGAR : 9-10
Poids du placenta* : N/D
Position foetale : Vertex
Gestation : 38
Placenta : Spontané à 23 h 32
Insertion du cordon relié au placenta : Central
Date de sortie de l’hôpital (bébé et mère) : 3 septembre 1974
Durée de l’hospitalisation : 6 jours
Feuille de consentement du patient : Hôpital Général

Dossier de Lucille Chénier-Cyr

Heure de la naissance : 23 h 28
Scores d’APGAR : 8-9
Poids du placenta* : 930 et 740
Position foetale : Céphalique
Gestation : 39
Placenta : Manuel à 23 h 52
Insertion du cordon relié au placenta : Marginal
Date de sortie de l’hôpital (bébé et mère) : 3 septembre 1974
Durée de l’hospitalisation : 5 jours
Feuille de consentement du patient : Hôpital Children

* un bébé unique ne peut pas vivre dans un placenta de 930 grammes.

Dans mon dossier, j’ai aussi remarqué que j’avais trois pédiatres, normalement c’est un par enfant.


Mes recherches se sont donc tournées vers un autre type de fouille : l’existence de ma soeur jumelle qui ne serait pas décédée à la naissance, comme on avait fait croire à mes parents en 1974. Nous avons reçu une feuille du Ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi qu’une confirmation téléphonique de la pathologie mentionnant qu’aucun décès, mort naissance, ou môle n’ont été inscrit au nom de Lucille Chénier-Cyr.

D’après nous, ma soeur jumelle serait devenue le bébé Doyle, nos recherches se tournent donc vers la recherche de ce bébé. Notre vie a basculé à ce moment, car depuis toujours, j’étais la seule « survivante ». Ma grande crainte était de perturber l’existence de cette famille, mais moi, je voulais retrouver MA soeur, et ma famille aussi.

Le Journal La Presse a publié un article le 28 mai 2009 (Faites un copier/coller du lien ci-après pour l’article :
http://www.cyberpresse.ca/actualites/qu ... hement.php)

Le journal Le Reflet (journal local) en a publié un le 14 août 2009 (Faites un copier/coller du lien ci-après pour l’article :
http://www.cyberpresse.ca/actualites/qu ... hement.php)


Malheureusement, personne ne donne suite à nos appels afin de diffuser la nouvelle à un public plus large. Nous nous voyons constamment refuser nos demandes d’aide, mais personne ne nous dit pourquoi ils ne veulent pas publier…

Début août 2009

En consultant mon dossier et en lisant à nouveau sur le transport en ambulance, ma soeur Martine a réalisé que nous ne sommes peut-être pas des soeurs biologiques. Elle a dit : « c’est beaucoup plus payant pour des trafiquants d’avoir un couple de jumeaux qu’un simple bébé ».

Nous pensions que ma jumelle avait été transportée en ambulance mais en réalité, c’est un autre bébé qui arrive à l’hôpital (le bébé Doyle), au moment où ma mère Lucille accouche du premier bébé.

Si on retourne au tableau des anomalies, on commence à comprendre les incohérences (durée d’hospitalisation, poids, etc.). La durée d’hospitalisation est différente car le bébé Cyr est né le 29 août 1974, mais le bébé Doyle est né le 28 août 1974. De là la différence d’une journée d’hospitalisation.

Lors d’une intervention chirurgicale en 1998, j’ai été hospitalisée et on m’a créé un nouveau dossier (habituellement, on créé un nouveau dossier uniquement lorsqu’il y a un changement de nom, ce qui n’était pas mon cas). À ce moment là, je n’avais pas intérêt à le consulter, mais lorsque j’ai fait mes demandes pour recevoir mon dossier médical en 2008, ils m’ont fait parvenir tout mon cheminement médical. En août 2009, j’ai remarqué que la date de naissance inscrite sur le rapport de mon intervention de 1998 était le 28 août 1974 (moi c’était supposé être le 29) et qu’à l’endroit où on aurait dû lire le nom de mon père, Robert Cyr, c’était écrit N/A (not available).

Là les questions étaient nombreuses. Qui suis-je? Suis-je réellement la fille biologique de Lucille et Robert, ou je suis en fait le bébé Doyle? Nous avons donc fait un test d’ADN, et la nouvelle est arrivé comme une tonne de brique : je ne suis pas la fille biologique de mes parents. Les tests ont été effectués sur mon père, ma mère et moi. Et ce qui « certifie » à 100 % que je ne suis pas leur fille biologique est, entre autre, le fait que mon père ne possède pas tous les marqueurs (terme du test d’ADN, le test doit posséder tous les marqueurs pour être le père biologique).

Avec cette nouvelle bouleversante, nous sommes déterminés à poursuivre notre enquête avec encore plus de rigueur.

Le 13 mars 2009, une plainte officielle a été déposée auprès du poste de police du quartier 20 de Montréal. La plainte portait sur « L’enlèvement d’un enfant de moins de 14 ans ». La semaine suivante, l’enquêteur Carl Thériault et sa collègue Catherine Christie sont venus à la maison afin de prendre la déposition de mes parents, Robert Cyr et de Lucille Chénier-Cyr.

Après avoir discuté avec leurs collègues, les deux agents ont mentionné que tout portait à croire que cela était un trafic d’enfant et que l’hôpital cachait quelque chose. Plus tard dans l’été, l’enquêteur Thériault nous a fortement suggéré de déposer une plainte auprès de Mme Line Cassegrain, l’ombudsman de l’Hôpital Général de Montréal. Nous avons contacté Mme Cassegrain et elle nous a référés à un Ombudsman de notre secteur. Après avoir discuté avec ce dernier, il a mentionné que si nous déposions cette plainte, le médecin avait « immunité » (en avouant sa faute, il était blanchi) et nous ne pourrions plus rien faire (ex. : aucune poursuite possible). Il nous a même informé que l’enquêteur nous avait tendu un piège. La décision était la nôtre, soit d’accepter ou non de porter plainte, et nous n’avons rien signé car nous voulons connaître la vérité. Depuis que l’ombudsman nous a dit que l’enquêteur était « corrompu », nous ne savons plus à qui faire confiance, car si nous ne pouvons nous fier aux policiers, à qui pouvons nous faire confiance?

Un agent du poste de police (quartier 20) a confirmé à deux reprises à l’enquêteur Thériault que le numéro d’auto patrouille figurant dans mon dossier correspondrait à une voiture utilisé par un policier retraité du poste 20. Urgence-Santé a bien confirmé à notre avocat qu’il s’agissait d’une auto-patrouille et une ambulance. Malgré cela, M. Thériault continu de nier que cela correspond.

De plus, comment se fait-il que l’enquêteur Carl Thériault travaille seul sur cette enquête? D’après nous c’est un très gros dossier, mais nous n’avons jamais entendu dire qu’il y avait d’autre gens qui travaillaient avec lui (lorsqu’il devait s’absenter pour une longue période, il ne nous référait à aucun collègue)…

Il est important de noter que tous les documents numérisés proviennent de nos démarches personnelles. Nous nous sommes rendus dans les hôpitaux, aux Archives Nationales, au collège des médecins, fait de nombreux appels, etc. à ce jour, l’enquêteur ne nous a rien fourni mis à part le dossier de pathologie. Nous avons même réalisé que plusieurs des noms de médecins et infirmières apparaissant dans nos dossiers n’existent pas et ce, après confirmation par écrit du Collège des Médecins et de l’Ordre des infirmières du Québec.

Voici la liste des gens avec qui nous avons communiqué, mais qui n’ont pas retourné nos appels ou n’ont pas envoyé d’accusé de réception. Nous avons expliqué la situation (trafic d’enfants) à certains et la réponse qu’ils donnaient c’était : je ne peux rien faire ou n’ont pas donné suite.

Domaine de la santé
Hôpital de Général de Montréal
Marie-Josée Bilodeau, archiviste
Laura Pecora, agente administrative
Monsieur Robert Cox, avocat en charge de la loi sur l’accès à l’information
Monsieur Smith, directeur des archives
Dr Peter G. Gillett (n’a jamais voulu me rencontrer, la secrétaire a toujours refusé)

Notes importantes :

1. Monsieur Robert Cox, avocat de l’hôpital Général de Montréal, a reçu les demandes suivantes mais n’a jamais donné suite :

. Demande faite par notre avocate (Maître Annie St-Pierre) et une autre par nous, pour recevoir les constats, attestation de naissance de ma mère Lucille Chénier-Cyr et de moi-même;

. Demande faite par Stéphanie Cyr via le formulaire de la loi 83 de l’accès à l’information, pour recevoir ces documents mais toujours sans réponse.

. Demande faite par Lucille Chénier-Cyr via le formulaire de la loi 83 de l’accès à l’information, pour recevoir ces documents mais toujours sans réponse

2. Laura Pecora, l’archiviste de l’Hôpital Général de Montréal, refuse de nous donner nos constats et attestations de naissance et ce, après avoir fait une demande par écrit. C’est la panique, elle refuse de nous remettre nos documents, elle a clairement dit : « Habituellement, on les remet, mais toi, tu es un cas spécial donc je ne peux te le donner. Si je te le donne, je perds ma job et je mets l’hôpital dans le trouble ».

3. Maire-Josée Bilodeau, l’archiviste de l’Hôpital Général de Montréal, a reçu une demande téléphonique de la part de Robert Cyr, mon père, afin qu’elle nous remette le constat de naissance de Stéphanie et elle a répondu : « Ah, vous voulez que je vous fasse un papier disant que Stéphanie est venue au monde ici? ». Comment peut-elle faire des constats de naissance lorsqu’elle n’était pas présente en 1974 et qu’elle n’est sûrement pas autorisée à le faire (selon l’État Civil, c’est au médecin à dresser le constat de naissance). Mme Bilodeau m’a confirmé que le dossier du bébé Doyle est « relié» au mien.

4. Marie-Josée Bilodeau m’a confirmé que c’est la seule naissance sous le nom de Doyle le 28 août 1974 et ce, dans les trois hôpitaux, soit le Children, le Royal Victoria et l’Hôpital Général de Montréal (les trois sont reliés ensemble, et ça a été confirmé à ma rencontre du 17 février 2009 avec l’archiviste). Elle m’a donné le numéro de dossier 485862 (le dossier de bébé Doyle).


Hôpital Children
Manon Dorion, archiviste
Alice Chan-Yip (je lui ai parlé et elle semblait cacher la vérité, et elle n’a pas voulu me rencontrer
malgré mes 2 demandes).

Ministère de la Santé et des services sociaux
Monsieur Claude Lamarre, Service de l’accès à l’information et des ressources documentaires).
Ministre Yves Bolduc

Directeur de l’État Civil
Monsieur Denis Bouchard, chef des services des annotations aux actes
Monsieur Daniel Gauthier
Mme Pic
Et plusieurs autres dont je n’ai pas noté les noms (secrétaires, réceptionnistes)

Notes importantes :

1. À deux reprises, j’ai fait des demandes écrites à l’État Civil, pour recevoir mon dossier comprenant « Page du registre de l’Acte de naissance, Constat de naissance, Attestation de naissance ». On m’a répondu, par téléphone, d’aller chercher un subpoena d’un juge pour avoir mon dossier.

2. Nous avons fait une demande, Lucille et moi, à Monsieur Bouchard en prenant soin d’envoyer les principales pages du dossier, démontrant que je portais le nom de Doyle à la naissance et que Lucille a bien donné naissance à des jumeaux. Il y a eu enquête pendant plus d’un mois pour finalement nous envoyer une lettre disant qu’ils n’ont rien trouvé pour bébé Doyle et les jumeaux. Pourtant, une dame dont j’ai oublié de noter le nom, m’avait déjà dit que OUI il y avait eu naissance d’un bébé Doyle le 28 août 1974. De plus, il n’y a aucun numéro de référence sur le document que nous avons reçu, mais quand j’ai parlé à une dame à l’État Civil, il doit toujours y avoir un numéro sur tout ce qui provient d’eux.

3. Lorsque j’ai téléphoné à l’État Civil pour avoir des informations sur les actes de naissance, on me répond, après que je me sois nommée : « Vous êtes Madame Doyle, bébé Doyle? » Je dis oui. Puis elle ajoute : « je n’ai plus d’informations à vous donner », et elle a raccroché.

4. J’ai eu quelques discussions avec M. Gauthier lui demandant son aide. Je lui ai expliqué en détails le crime qui a été commis en août 1974 mais il a dit qu’il ne pouvait rien faire de plus. J’ai ajouté que même en vous dénonçant un réseau de trafic d’enfant vous ne faites rien? Il a dit que non, qu’ils avaient déjà « assez fait ».

Journalistes
Claude Poirier
Normand Lester
Paul Arcand
Michel Auger
Denis Lévesque

Émissions de télévision
J.E.
Claire Lamarche (Les Retrouvailles)

Sûreté du Québec
Nous nous sommes rendus au poste situé sur la rue Parthenais à Montréal, et ils nous ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire, qu’il y avait déjà un enquêteur qui était en charge (M. Thériault).

Centre jeunesse Montréal
Mme Quesnel

Statistiques Québec
Monsieur Paul Berthiaume

SPVM
Sergent détective Carl Thériault, enquêteur du dossier
Johanne Paquin
Monsieur Lamarre
Catherine Christie

1. À plusieurs reprises, nous avons demandé au Sergent Thériault d’aller rencontrer Mme Doyle. Il a strictement refusé, bien qu’il ait son nom et peut facilement avoir ses coordonnées.

2. L’enquêteur Thériault, du poste 20, est sur cette affaire depuis le 13 mars 2009. Il avait pris possession d’une copie du dossier de bébé Doyle, et il nous l’a montré en prenant soin de cacher le nom des parents biologiques. Par contre, j’ai vu sur le dossier que le père travaillait pour le CNR (Canadien National Rail) et était de religion protestante.

3. À ce jour, M. Thériault ne nous a pas vraiment supportés dans nos démarches. Il semble plutôt travailler pour l’hôpital que pour nous, les victimes de cette affaire. Au mois d’octobre 2009, il a laissé sous entendre qu’il fermerait ce dossier le trouvant sans raisons valables.

L’impression que nous avons est soit qu’ils ont eu ordre de ne pas toucher à ce dossier, soit ils ont peur des représailles, soit qu’ils sont impliqués…

Une personne très fiable travaillant aux pouponnières a confirmé que Lucille Chénier-Cyr a donné naissance à deux enfants, et que Stéphanie vient d’une autre mère.

Divers
Sur un des documents de l’hôpital, on peut voir qu’il y a 2 noms et numéros de téléphone personnels qui ont été ajoutés à « personnes à contacter en cas d’urgence » : Henri Nantel et R. Poirier. Mes parents ne connaissent pas ces gens, alors est-ce que ce sont des membres de la famille de Mme Doyle?

En terminant, nous aimerions mentionner qu’avec cette lettre, nous ferons parvenir un CD-Rom comprenant 39 fichiers démontrant les anomalies dans notre dossier.

Ces documents seront envoyés au Ministres de la Santé et des Services sociaux, aux journalistes, à notre avocat, etc.

Ces fichiers sont tous les documents que nous avons trouvés à travers nos recherches (documents médicaux et autres). Et avec chacun des fichiers, nous avons décrit toutes les anomalies repérées.

Alors à nouveau : si vous pouvez nous aider, nous donner de l’information, n’hésitez pas à nous écrire à l’adresse suivante : jumeaux.disparus@yahoo.ca

La famille Cyr
 

Faits troublants

La dossier médical de Stéphanie Cyr contient une note mentionnant qu’un double fichier existait pour cette patiente et qu’il a été détruit.

Le rapport de pathologie ne rapporte rien au sujet d’un embryon, d’une môle ou d’un bébé mort-né.

Un poupon est sorti de l’hôpital un jour après la mère. «Pourtant, je suis sortie en même temps que ma mère, indique Stéphanie. Qui est sorti le lendemain?»

Sur le dossier médical de Stéphanie, il est mentionné que le placenta est sorti «spontanément» à 23 h 32. Or, sur celui de sa mère, il est rapporté qu’il a été retiré «manuellement» à 23 h 52.

Un transfert par ambulance aurait été demandé à l’Hôpital de Montréal pour enfants trois heures après l’accouchement, alors que Stéphanie n’aurait pas quitté l’hôpital où elle est née.

Des médecins ou des infirmières que le Collège des médecins et l’Ordre des infirmières du Québec ne connaissent pas auraient signé des documents.

Deux unités de sang auraient été nécessaires après l'accouchement, mais ni Mme Cyr ni son bébé n’en auraient eu besoin.

Stéphanie serait née après 38 semaines de grossesse, alors que le dossier de sa mère indique 39 semaines. Mauvaise transcription? (HG

Source : (Lire la suite) http://monteregieweb.com/Mon_Roussillon/main+fr+01_300+E_la_recherche_de_la_jumelle_perdue.html?ArticleID=597630&JournalID=27